Les types de masques africains
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Le masque est la forme concrète d'un esprit ou d'une créature intervenant dans la vie de la société humaine. Il est au carrefour du profane et du sacré.
L'artisan choisit son arbre et un devin ou féticheur est présent lors de l'abattage pour apaiser l'esprit du grand végétal. Les masques sont ensuite entreposés loindes yeux indisrets, seulement visibles par les initiés ou les membres de la société secrète (Do, Poro, Koma...). Les masques sacrés étaient ensuite transmis de génération en génération et pouvaient être brûlés ou purement abandonnés lorsque trop abimés ou déchargés de leurs pouvoirs.
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Face à la rudesse climatique et aux aléas naturels, la production agricole est la base de la société africaine et l'importance d'une bonne récolte est primordiale. On fait intervenir les masques pour de bonnes récoltes, pour la pluie, pour éloigner les insectes, pour protéger les champs.....
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Ils ne sont pas redoutés et visibles par tous. Ils participent aux réjouissances, aux courses ( comme chez les Dan ivoiriens), chantent pour les familles et les organisateurs de fêtes. Ils peuvent faire "la police", pour prévenir les incendies en cas de comportements à risques.
Certains étaient chargés de collecter les impôts, de rendre la justice ou de préparer à la guerre.
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Les périodes de passage de l'adolescence à l'âge adulte étaient souvent synonymes d'un temps de vie hors du village. Des hommes masqués étaient chargés de faire subir des épreuves aux adolescent (es), épreuves qui les amenaient vers leur conscience d'adulte, souvent terminées par le rite de la circoncision.
Ces masques appartiennent aux sociétés secrètes, comme le Poro des Senoufo et ne doivent pas être aperçus par les non initiés.
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Les animistes pensent que seule l'enveloppe charnelle disparait, mais les esprits et les âmes se perpétuent. Par les danses masquées, on prépare ces âmes à rejoindre le royaume des ancêtres. Ces masques sont sacrés et invisibles aux non initiés.