Enfants et alimentation, de 12 mois à 5 ans

Enfants et alimentation, de 12 mois à 5 ans

les enfants sont capables de manger presque tous les aliments, il faut donc les proposer en invitant l’enfant à goûter / découvrir la nouveauté. La proposition doit être progressive car toute découverte représente pour un petit enfant la rencontre avec la réalité, peu connue. L’acceptation ou non de nouveaux aliments peut être directement proportionnelle à l’expansion des expériences sociales et cognitives de l’enfant : c’est-à-dire qu’un enfant qui fréquente le nid et peut explorer de nombreux matériaux sera de plus en plus disponible pour répondre à la nouvelle nourriture, l’enfant représentera en fait d’autres besoins par la nourriture : à cet âge l’enfant peut vouloir jouer avec la nourriture et ne semble pas intéressé à manger, comment vous comporter ?

  • Il est important que l’enfant arrive à table avec un sentiment de vide, c’est-à-dire de faim, et que l’adulte l’aide à reconnaître ce sentiment, donc avoir des rythmes réguliers dans la proposition des repas aux enfants facilite leur désir de manger au bon moment, c’est-à-dire quand vous êtes assis à table.
  • Il est normal pour un enfant jusqu’à l’âge de 2 ans de manipuler de la nourriture ou de jouer avec de l’eau à table, mais il est tout aussi important pour les adultes d’expliquer qu’à table vous mangez et que vous aurez ensuite la possibilité de manipuler ou de décanter avec de la pâte crue, de la farine, de l’eau, donc l’enfant devrait être encouragé à manger seul, même avec vos mains et le plat devrait être retiré quand au lieu de manger, on utilise les aliments dans le but clair et amusant (comme retourner le contenu du plat sur la table, jeter les morceaux au sol.
  • Si l’enfant insiste pour retourner le plat ou jouer avec la nourriture, il sera reconnu qu’il n’a plus faim et passera au plat suivant ou terminera le repas. Sans colère ni anxiété, on lui dira “il semble que tu n’as plus faim, alors j’enlève le plat et nous sortons pour jouer” ; de cette façon, cela l’aide aussi à contextualiser les moments du repas et ceux du jeu.

A cet âge, il est capable de manger à table avec sa mère et son père et le partage des repas avec les adultes représente pour lui une reconnaissance importante de son affirmation progressive et de son indépendance ; à cet âge, on peut penser à un menu familial, c’est-à-dire un menu égal pour tous où l’enfant peut se placer dans une relation familiale comme un être en croissance ; Il est important que le menu soit unique car les choix proposés à l’enfant lui donnent un pouvoir qu’il n’a pas encore et l’autorisent à transférer à l’alimentation d’autres demandes relationnelles aux parents, et si ce que nous avons proposé n’est pas mangé par l’enfant ?
Le conseil est d’éviter le plat unique à partir de 12 mois et de proposer des aliments séparés, de sorte qu’entre le premier, le deuxième, le plat d’accompagnement et les fruits, il y ait la possibilité pour l’enfant de manger quelque chose.

Est-il alors interdit de donner l’alternative ?
Les interdictions laissent toujours le temps qu’elles trouvent et chaque parent doit trouver la bonne mesure dans la relation avec ses enfants, mais il est vrai que dans les premières années de la vie, il serait important que les enfants aient accès à toute la gamme des aliments, en réservant les choix les plus sélectifs aux enfants plus âgés.
Il faut dire aussi que l’enfant traverse une phase d’opposition parce qu’il veut s’affirmer dans sa diversité par rapport à l’adulte ; il se peut qu’il rejette la nourriture qu’il a mangée auparavant ou qu’il rejette les règles partagées jusqu’ici. Certes, l’enfant de l’opposition doit être écouté mais pas soutenu en tout, les règles de la table doivent rester ainsi que le “menu familial” qui représente aussi un message de solidité pour l’enfant qui commence à sentir les limites de sa personne s’élargir, c’est-à-dire que l’enfant doit placer l’expérience de sa croissance dans l’amour et la compréhension mais dans les frontières fermes de sa famille.